Coupe du Monde 2026 : le suspense autour d’un boycott se profile, tensions politiques en toile de fonds

Coupe du Monde 2026 : le suspense autour d’un boycott se profile, tensions politiques en toile de fonds

Le débat sur un éventuel boycott de la Coupe du Monde 2026

À moins de six mois du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le sujet d’un boycott fait de plus en plus parler dans le contexte international. La proximité de l’événement coïncide avec des déclarations alarmantes de Donald Trump, notamment ses ambitions d’annexion du Groenland, qui ont suscité des réactions vives, notamment en Europe.

Les pays européens, en particulier l’Allemagne et la France, montrent des positions contrastées face à cette éventualité. L’Allemagne, par la voix de sa secrétaire d’État aux Sports Christiane Schenderlein, a indiqué que la décision de participer ou non reviendrait exclusivement aux fédérations sportives concernées, soulignant que l’ingérence politique dans cette décision pourrait entraîner de lourdes sanctions de la FIFA. La Fédération allemande de football (DFB) a ainsi été laissée libre de choisir, le gouvernement respectant l’autonomie des instances sportives. Par ailleurs, la France, via la ministre des Sports Marina Ferrari, a affirmé qu’aucune volonté de boycott n’était en place pour l’instant, la Fédération française de football se rangeant derrière cette position.

De leur côté, l’UEFA, qui représente l’ensemble des fédérations européennes, ne prévoit aucune consigne officielle. Selon un cadre de l’instance, un boycott n’a pas été envisagé, comme cela a été le cas lors du Mondial au Qatar, où le doute avait été présent mais n’avait pas empêché la participation finale. La FIFA, de son côté, affiche une relative sérénité face à ces déclarations. Les membres de la fédération sondés par RMC restent prudents, mais considèrent qu’un boycott de la prochaine Coupe du Monde est très improbable. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, continue également à soutenir l’organisation, étant lui-même un proche de Donald Trump. Lors d’un déplacement à Davos pour le forum économique mondial, Infantino a tweeté sur la création du Conseil de la Paix initié par Trump, soulignant l’importance de soutenir la paix.

Malgré ces tensions, aucun pays européen ne prévoit pour le moment de renoncer à sa participation, l’ensemble des acteurs sportifs et politiques semblant privilégier la stabilité face à la controverse. La question reste donc en suspens, avec une vigilance accrue dans le contexte international, où les enjeux politiques liés à cette Coupe du Monde 2026 alimentent le débat public.